vendredi 20 février 2009

BLUFF

Parlez de poker à l'heure de l'apéro, vous verrez que le terme bluff reviendra invariablement. De tous les clichés sur le poker, c'est celui qui marque le plus les esprits : un bon joueur de poker sait bluffer, c'est-à-dire qu'il est capable de faire croire qu'il a un bon jeu, alors qu'il n'a rien ou peu, et de faire passer ses adversaires sur cette fausse présomption.
En réalité, le bluff pur n'existe pas au poker. Tout bluff s'inspire d'une situation de jeu, d'un plan mis au point plus ou moins à l'avance par le bluffeur. Et un bluff manqué coute extrêmement cher !

Pour tenter un bluff, il faut d'abord s'assurer que le "jeu en vaut la chandelle", c'est-à-dire que le pot disponible vaille le coût de risquer une grande quantité de jetons. Et tout le problème est là : plus le jeu en vaut la chandelle, plus votre adversaire s'attendra à une tentative de bluff.
Pour réussir un bluff, il faut, avant toute chose, être certain que votre adversaire est dans une situation où il peut abandonner le coup. Un adversaire ayant la meilleure main possible ne passera jamais ! De plus, un adversaire proche de se faire sortir, s'il a une main qu'il pense être la meilleure, prendra le risque d'être sorti du tournoi plutôt que celui d'être bluffé.
Ensuite, il convient de comprendre ce que vous représentez aux yeux de votre adversaire. Le cas typique du bluff réussi : vous n'avez rien, votre adversaire dispose d'une paire max, d'un brelan ou de deux paires avant la rivière, rivière qui donne un troisième coeur au board. Vous n'avez pas la couleur, mais vous allez jouer sur la psychose de la couleur que partagent tous les joueurs de poker. Si votre adversaire a peu relancé avant, il est fort probable qu'il croit à votre bluff.


Un bluff parfait dans les mouvements de jetons, mais qui a failli être lu, du fait d'une attitude corporelle "parlante".

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire