mercredi 25 février 2009

POT

Le pot est la somme de jetons en jeu à un moment donné de la partie. Avant de jouer, il se constitue de l'addition de la grosse et de la petite blindes, et s'enrichit des paris des joueurs.
Le pot doit être une référence constante : il convient de connaître la taille de celui-ci avant de prendre une décision de relance ou même de call. Il est ainsi absurde d'engager un pari sans commune mesure avec la somme à récolter éventuellement.

CHECK-RAISE

Le check-raise est une forme particulière du slow-play (SP), qui associe les qualités de maximisation du pot du SP tout en limitant les risques.

Exemple : au flop, vous touchez une main énorme, vous êtes certain d'avoir, à ce moment, une meilleure main que votre adversaire. Le pot est de 200. Premier de parole, vous checkez, votre adversaire parie 100, soit la moitié du pot. Et là, alors qu'il se demande si vous allez le suivre, vous sur-relancez (raise) à 500. Deux possibilités :
- votre adversaire est un bon joueur, il connaît cette technique, et n'a aucune raison de ne pas vous croire. Il abandonne sa main, et vous gagnez 100 de plus que si vous aviez relancé sans être suivi ;
- votre adversaire est un joueur plus ou moins faible (éventuellement un fish) ou a de bonnes raisons de ne pas vous croire (parce que ce n'est pas la première que vous lui faites le coup, par exemple). Il suit, voire même sur-relance, et vous allez alors disputer un pot énorme avec de très grandes chances de l'emporter, votre main étant largement favorite. Vous pouvez bien sûr perdre, comme dans un SP classique, mais sur le long terme, vous serez extrêmement rentable.

Les mêmes consignes de prudence que pour le SP sont à adopter, même si la sécurité de cette technique est plus grande, puisque vous donnez à votre adversaire l'occasion d'abandonner le coup.

SLOW-PLAY

Le jeu en slow-play est l'exact inverse du bluff. Quand le bluff consiste à faire croire que l'on a un excellent jeu alors que non, le slow-play consiste à faire croire que l'on n'a pas de jeu, alors que oui.
En ne misant pas, en se contentant de suivre timidement, alors qu'on a touché un jeu énorme, on induit chez l'adversaire une main plutôt faible, et ainsi on peut le pousser à attaquer, soit parce qu'il veut protéger une bonne, mais pas excellente main, soit parce qu'il pense pouvoir voler le coup. Ainsi, on préférera le slow-play pour faire grimper le pot sur un coup qu'on estime gagné, que des relances qui peuvent faire peur à ses adversaires et donc nous laisser avec un carré d'as et un pot misérable.

Attention, toutefois, si cette arme est extrêmement puissante et rentable sur le long terme, elle peut présenter certains dangers. Exemple : vous touchez 4-4, le flop donne 4-J-K. Nanti d'un brelan, vous décidez de slow-player : vous checkez, votre adversaire mise un peu, vous vous contentez de le suivre... Seulement, vous n'avez pas suffisamment porté attention au fait que le flop présente deux coeurs et donc un tirage couleur, et J et K et donc un tirage quinte pour une main adverse comme A-10, A-Q... En général, c'est là que les mauvaises surprises surviennent...
Enfin, méfiez-vous également d'un slow-play préflop. On peut avoir envie de dissimuler son enthousiasme avec une main de départ A-A. Suivre la grosse blinde peut être une option. Qui présente plusieurs inconvénients :
- si vous avez pris l'habitude de relancer à hauteur de 3 grosses blindes en entrant dans les coups, cette nouvelle attitude pourrait mettre la puce à l'oreille de vos adversaires et produire tout le contraire de l'effet désiré ;
- vous n'écartez pas des mains marginales qui pourraient bien vous surprendre avec 2 paires, une quinte basse, une couleur... Si A-A est une main extrêmement forte contre un seul joueur, elle l'est un peu moins face à deux adversaires, et carrément dangereuse à cinq ou six.

vendredi 20 février 2009

BLUFF

Parlez de poker à l'heure de l'apéro, vous verrez que le terme bluff reviendra invariablement. De tous les clichés sur le poker, c'est celui qui marque le plus les esprits : un bon joueur de poker sait bluffer, c'est-à-dire qu'il est capable de faire croire qu'il a un bon jeu, alors qu'il n'a rien ou peu, et de faire passer ses adversaires sur cette fausse présomption.
En réalité, le bluff pur n'existe pas au poker. Tout bluff s'inspire d'une situation de jeu, d'un plan mis au point plus ou moins à l'avance par le bluffeur. Et un bluff manqué coute extrêmement cher !

Pour tenter un bluff, il faut d'abord s'assurer que le "jeu en vaut la chandelle", c'est-à-dire que le pot disponible vaille le coût de risquer une grande quantité de jetons. Et tout le problème est là : plus le jeu en vaut la chandelle, plus votre adversaire s'attendra à une tentative de bluff.
Pour réussir un bluff, il faut, avant toute chose, être certain que votre adversaire est dans une situation où il peut abandonner le coup. Un adversaire ayant la meilleure main possible ne passera jamais ! De plus, un adversaire proche de se faire sortir, s'il a une main qu'il pense être la meilleure, prendra le risque d'être sorti du tournoi plutôt que celui d'être bluffé.
Ensuite, il convient de comprendre ce que vous représentez aux yeux de votre adversaire. Le cas typique du bluff réussi : vous n'avez rien, votre adversaire dispose d'une paire max, d'un brelan ou de deux paires avant la rivière, rivière qui donne un troisième coeur au board. Vous n'avez pas la couleur, mais vous allez jouer sur la psychose de la couleur que partagent tous les joueurs de poker. Si votre adversaire a peu relancé avant, il est fort probable qu'il croit à votre bluff.


Un bluff parfait dans les mouvements de jetons, mais qui a failli être lu, du fait d'une attitude corporelle "parlante".

COIN FLIP

Situation classique du poker lors de laquelle deux mains adverses ont sensiblement les mêmes chances de l'emporter. Typiquement, une paire servie basse (2-2, 3-3...7-7) contre deux cartes hautes (A-K, A-Q, K-J...) a légèrement plus de 50% de chances de gagner.

mardi 17 février 2009

POSITION

Les tours de parole au poker sont organisés selon le sens des aiguilles d'une montre, de la droite vers la gauche. Les joueurs parlent et donc misent les uns après les autres. Le fait de parler en ayant une idée de ce qu'envisagent les autres joueurs est donc un atout essentiel. Les bons joueurs de poker pensent donc que la position à table est un élément très important, parfois plus que les cartes elles-mêmes.

Le donneur des cartes est représenté par un bouton D (dealer) qu'il effectue lui-même ou non la donne. On dit qu'il a le bouton. A sa gauche se trouve le joueur de petite blinde (qui deviendra donneur au tour suivant) puis le joueur de grosse blinde. Chaque place est donc définie à partir de ce donneur, sachant que ces places se décalent vers la gauche à chaque tour :
- la position UTG (pour under-the-gun, sous-le flingue) : le joueur à gauche de la BB, le premier à parler dans le coup, avant le flop. Comme son nom l'indique, cette position est très inconfortable car tous les joueurs de la table parleront après lui, et donc tiendront compte de son action.
- les joueurs en milieu de parole, les joueurs situés entre UTG et le cut-off. Une place intermédiaire, de plus en plus favorable à mesure qu'on est proche du bouton.
- le cut-off, le joueur situé juste à droite du donneur, il bénéficiera de cette position s'il parvient à faire passer celui-ci.
- le bouton, la place du donneur : avant le flop, on parle juste avant les blindes, mais on a l'assurance d'être toujours le dernier à s'exprimer lors de tous les tours suivants.
- les blindes, position difficile puisque si l'on parle en dernier avant le flop, on parlera en premier ensuite.

On dit qu'un joueur amené à parler après un autre lors d'un tour d'enchères a sur lui la position, un avantage souvent décisif. Ainsi, une même main, selon qu'on joue UTG, milieu de parole ou au bouton n'aura pas la même force. En sélectionnant vos mains, il est ainsi possible d'être moins exigeant au bouton, tout en ne perdant pas de vue que les relances au bouton sont un classique du poker et que les autres joueurs peuvent vous voir venir.

PUSH FOLD

Technique utilisée lorsque le nombre de jetons est faible, consistant à ne jouer les mains que de deux façons : en lançant son tapis (push) ou en l'abandonnant (fold).
En tournoi, on considère que la technique dite du push-fold est appropriée lorsque le nombre de grosses blindes que représentent ses jetons est situé autour de 10. Ainsi, si votre tapis est de 1500 dollars environ, et plutôt moins, et que les blindes sont de 75 et 150 (SB, BB), le push-fold est la méthode la plus appropriée pour vous donner une chance de revenir dans le tournoi avec votre petit capital.
Il existe deux grandes méthodes de push-fold :
- la première consiste à attendre, sans jamais miser ou suivre, une énorme main. Selon le nombre de joueurs à table : AA,KK, AK ou plus largement toute main avec un as ou toute paire servie ;
- la seconde est d'envoyer son tapis avec quasiment n'importe quelle main au bouton ou en bonne position.
La méthode du push-fold joue sur la fold-equity. Avec un tapis faible, vous n'aurez pas assez de profondeur pour varier vos coups après le flop. Autant alors se donner un maximum de chances de faire passer les aversaires et voler les blindes avec une mise relativement forte (8 à 12 fois la grosse blinde) ou de doubler son capital-jetons en étant suivi et en gagnant le coup. C'est la technique de "la dernière chance".
Attention. Il convient toutefois d'analyser la situation générale avant de décréter, avec 10 grosses blindes en jetons, que l'on est en push-fold. Par exemple, si vous jouez un tournoi où les 50 meilleurs sont payés, que vous êtes 47ème sur 51 survivants avec l'équivalent de 10 BB, il peut être préférable d'attendre tranquillement la fin de la bulle, en particulier si un ou plusieurs joueurs sont quasiment morts.

FOLD EQUITY

La fold equity est une notion à connaître pour tout joueur aspirant à pratiquer un poker correct. Quand vous disposez d'une main et que vous souhaitez la jouer, ou quand vous touchez quelque chose au flop, par exemple, une probabilité de remporter le coup face à une autre main vous est attribuée, sans, bien sûr, que vous ne la connaissiez. Une main de départ 7-7 dispose ainsi d'environ 52% de chances de victoire finale face à A-8, K-9..., de 20% contre 10-10 ou K-K..., de 80% contre 2-2 ou 5-5...
La fold equity multiplie vos chances de gagner le coup, avec les mêmes tirages, en jouant sur la probabilité que vos adversaires passent quand vous relancez.

Exemple : vous êtes au bouton, vous avez besoin de jetons pour ne pas être en danger lors de la prochaine augmentation de blindes. Vous recevez une main A-J. Tout le monde passe jusqu'à votre tour. Vous choisissez de relancer. Dans ce cas, vous prenez la chance de gagner le pot par l'abandon de la petite et de la grosse blinde, chance qu'il faut ajouter à la possibilité de gagner par les cartes si vos adversaires suivent. Face à K-Q, par exemple, vos chances par les cartes sont d'environ 60%. Si l'on considère que votre adversaire jettera cette main une fois sur deux, par peur d'une main meilleure chez vous, vos chances réelles de gagner le coup ne sont plus de 60% mais de 80% ! (50% + 60% de 50%)

Plus votre image sera celle d'un joueur sérieux, qui ne s'engage pas dans tous les coups, mais sélectionne ses mains avec soin, plus la fold equity, la probabilité de faire passer vos adversaires, sera grande.
Cette notion est très précieuse en push-fold, quand, disposant d'un petit nombre de jetons, vous décidez de ne choisir qu'entre lancer votre tapis et passer.

CONNECTE

Une main de départ est dite connectée lorsqu'elle permet d'envisager facilement des tirages de quinte. Ainsi, 7-8 est dit fortement connecté, puisque ce tirage permet d'envisager une quinte avec toute une série de board (5-K-6-2-9 ou 2-J-10-4-9 par exemple) alors que 7-9 est dit faiblement connecté puisqu'un 8 est nécessaire pour pouvoir réaliser une quinte avec ces deux cartes.
Le caractère connecté d'une main la renforce. C'est pourquoi on considère 2-7 comme la pire des mains possibles, les cartes étant faibles, et ne présentant pas de caractère connecté comme 2-3 par exemple.

PREFLOP (jeu préflop)

Les débutants répugnent souvent au jeu préflop, en refusant de miser lors du tour de parole organisé avant la distribution des trois cartes communes du flop. On ne saura trop dire à quel point c'est une erreur.
La première décision à prendre préflop est de sélectionner les mains pour lesquelles on souhaite disputer un pot. Chaque joueur doit définir un éventail de mains (notion de range) qu'il décidera de jouer en fonction de sa position à table, du nombre de jetons dont il dispose et de tout autre élément qu'il voudra prendre en considération (relance par un joueur précédent, psychologie des adversaires...).
Mais la question ne s'arrête pas là. Une fois la décision prise de jouer une main, il convient de définir la hauteur de la relance. En effet, la solution consistant à limper (suivre la grosse blinde sans relancer) n'est qu'en de très rares circonstances la meilleure ; au contraire, il convient d'attaquer les coups dans lesquels on entre.
Ainsi, on se donne d'abord une chance de gagner le coup pré-flop, mais, surtout, on empêche des mains moyennes ou faibles de jouer le coup. Dès lors, il sera plus facile de comprendre ce qui se passe au flop, en éliminant la possibilité que quelqu'un soit rentré dans le jeu avec une main du type 2-7 par exemple. En relançant pré-flop, on se fournit en informations, et on donne à la table l'image d'une bonne main, ce qui peut être utile pour la suite du coup.

Mieux jouer :

Le jeu préflop sur wam-poker

FOLD (PASSE, COUCHER)

Action qui consiste à abandonner une main, à la suite d'une relance ou d'une sur-relance d'un adversaire, ou dès le début du tour (en ne suivant pas les blindes).
Quoi qu'on en dise le fold est une action capitale du poker. Un bon joueur de poker doit savoir coucher des mains, y compris parfois en se laissant bluffer.

vendredi 13 février 2009

ASSORTI

On parle d'une main de départ assortie quand les 2 cartes sont de même couleur. Ce caractère de la main de départ la renforce, parce qu'elle peut espérer nettement plus facilement toucher une couleur.
Ainsi, une main A7, selon les circonstances, peut être une main relativement faible, moyenne ou forte à jouer preflop. A7 assorti, dans les mêmes conditions, est une main plus forte, car elle offre, en plus des mêmes possibilités de tirage, des tirages couleurs.
Par exemple, vous avez A7 de coeur, le flop ne vous donne rien, si ce n'est 2 coeurs. Votre adversaire devra effectuer une relance suffisante pour qu'il ne soit pas rentable pour vous d'aller voir si un coeur ne vous donner pas une couleur max.

CALL

Le call est l'action d'accepter le pari effectué par l'adversaire, tel qu'il est. Le joueur s'engage dans le coup à la hauteur définie par son adversaire et donc, si aucune sur-relance n'intervient, le relanceur n'a plus la parole dans le tour d'enchères en question.
Pour décider d'effectuer un call, plutôt que d'abandonner sa main, on a le plus souvent à calculer une cote, qui détermine la rentabilté statistique du call en question.

SUR-RELANCE (RAISE)

L'action de sur-relancer consiste à relancer à son tour juste après une relance (dans un même tour de parole). C'est une technique employée généralement pour sortir un joueur que l'on juge très agressif, ou encore pour protéger une très bonne main.
Elle présente l'inconvénient sur le simple call de redonner la parole à l'adversaire, qui peut alors soit coucher sa main, soit suivre, mais aussi sur-relancer à son tour. Son avantage est de bénéficier d'une fold-equity : la possibilité de gagner par abandon de l'adversaire s'ajoute à celle de gagner par les cartes.

RELANCE (BET)

L'action de relancer consiste à parier sur une main. Sur un tour de parole, un joueur relance lorsqu'aucune mise n'a encore été faite. S'il augmente une mise faite par un joueur précédent, on dit qu'il sur-relance.
La relance avant le flop doit au moins doubler la valeur de la grosse blinde. Après le flop, elle doit être au moins de la valeur de la grosse blinde. En no-limit, elle n'est limitée que par les jetons que possède le joueur.

COMBINAISONS

La première chose à connaître lorsqu'on s'attaque au poker est la valeur des différentes mains possibles. De la plus forte à la moins forte :

- Quinte flush : 5 cartes qui se suivent et de la même couleur (carreau, coeur, trèfle, pique)
8-9-10-J-Q de coeur
- Carré : 4 cartes de même valeur
4-4-4-4-K
- Full : 3 cartes de même valeur + 2 cartes de même valeur
3-3-3-9-9
- Couleur : 5 cartes de la même couleur
2-8-9-J-A de coeur
- Quinte : 5 cartes consecutives
3-4-5-6-7 de différentes couleurs
- Brelan : 3 cartes de même valeur
A-8-8-8-J
- Deux paires : 2 cartes de même valeur + 2 cartes de même valeur
8-8-5-J-J
- Paire : 2 cartes de même valeur
8-6-6-J-K

Lorsque les combinaisons de deux joueurs sont de même force (1 paire chacun), on regarde la hauteur de la combinaison : ainsi, une paire d'as bat une paire de 5. Si la combinaison est de même hauteur, on regarde la hauteur de la meilleure carte seule : 8-8-A-2-3 bat 8-8-K-J-9.
Dans le cas d'un full, on regarde d'abord la hauteur du brelan constitutif du full, puis de la paire. KKK-JJ bat JJJ-KK.
Dans le cas d'une couleur, on regarde la valeur de la carte la plus haute.
On entend par couleur le signe de la carte (pique, coeur...) et pas sa couleur (rouge ou noir).

CHECK (PAROLE)

Action (en l'occurrence plutôt inaction) consistant à ne pas relancer alors qu'aucun pari n' a été effectué avant son propre tour de parole. Il est bien sûr impossible de checker lorsqu'un joueur a précédemment relancé.
Quoi qu'il semble, le check peut être une arme redoutable, une vraie action de jeu, lorsqu'elle est convenablement utilisée.

RIVER (RIVIERE)

La rivière est la dernière carte distribuée au board, après le flop et le turn. Elle est précédée et suivie des 3ème et 4ème (dernier) tours d'enchères.

TURN

Le turn est la quatrième carte du board, après le flop et avant la rivière. Il est précédé et suivi des 2ème et 3ème tours d'enchères.

FLOP

Le flop est constitué des 3 premières cartes du board. Un tour de parole est organisé avant et après celui-ci. Le flop détermine une large part de la main finale (3 des 7 cartes distribuées en tout) et définit donc largement le déroulement du coup.
Le terme anglais a donné lieu à un verbe français "flopper". On dit qu'on a floppé sa dame, par exemple, quand on a une main type AQ et que le flop donne 7-Q-3 : on a touché sa dame.

BOARD

Au poker Texas Hold'Hem, chaque joueur dispose d'une main de départ de deux cartes, cachées aux autres joueurs. Est ensuite distribué le board, soit 5 cartes qui sont communes à tous les joueurs, et qui sont vues par tous les joueurs au même moment. Lorsque le coup va au bout, que plus d'un joueur reste en jeu, on détermine la meilleure combinaison de 5 cartes réalisées entre le board et la main de départ.
Le board se décompose en 3 parties, dans l'ordre chronologique : le flop (3 cartes), le turn (1 carte) et la river (ou rivière 1 carte). Avant le flop, après la river, et entre flop et turn, et turn et river, est organisé un tour de parole, où chaque joueur encore en course peut miser.

TAPIS (ALL IN)

En faisant tapis, un joueur engage la totalité de ses jetons sur un coup. Le tapis peut être effectué à n'importe quel tour de parole.
Si le tapis est suivi par un autre joueur, la somme engagée respectivement par chacun des joueurs est égale à celle du plus petit des deux tapis. La plupart du temps, on dit qu'un joueur "couvre" l'autre, c'est-à-dire qu'il dispose de plus de jetons que son adversaire : il ne risque donc pas l'élimination directe.
Exemple : un joueur A lance son tapis avec 1925 en jetons et se trouve suivi par un joueur B qui dispose de 2135 en jetons. Si B, qui couvre A, l'emporte, il prend les 1925 de son adversaire et l'élimine. Par contre si A gagne, il ne prend que 1925 à B, lui laissant la différence, soit 210.

BLINDES (BLIND)

Littéralement, à l'aveugle, la grosse blinde et la petite blinde sont des mises qui doivent être effectuées avant même la distribution des cartes, par deux joueurs côte à côte, selon leur emplacement à la table.
Le joueur de petite blinde (SB) se trouve à gauche du donneur. Le joueur de grosse blinde (BB), à gauche de la petite blinde. Le rôle de donneur se déplaçant au cours de la partie (dans le sens des aiguilles d'une montre), les rôles de BB et SB se déplacent également.
Le fait d'avoir des joueurs qui ont déjà misé avant la distribution oblige chacun à s'engager dans une main à un moment donné, sous peine de voir son tapis "mangé" par ces mises forcées.
La grosse blinde est du double de la petite blinde. En tournoi, la valeur des blindes augmente selon un rythme déterminé par avance. En cash game, les blindes restent généralement fixes.

jeudi 12 février 2009

BADBEAT

La définition du terme badbeat reste l'objet de polémique, mais on pourrait la traduire par "coup du sort".
Le badbeat classique : un joueur qui lance ou accepte un tapis avec une main nettement meilleure que son adversaire direct, au moment où la décision est prise, perd le coup à l'abattage des cartes.
Une définition un peu plus large englobe le joueur qui attaque avec une main énorme (type KK) et rencontre une main encore plus énorme (type AA). Est victime d'un badbeat tout joueur qui perd beaucoup de jetons ou sort d'un tournoi alors même qu'il lui était extrêmement difficile, voire impossible, d'éviter cette situation.


FISH

Le fish (poisson) est un type très particulier de joueur de poker. C'est un joueur souvent très ignorant des bases, et que les autres joueurs se réjouissent de pouvoir déguster en sushi. Le fish est souvent très heureux de remporter une main grâce à un coup de chance, ignorant que celle-ci ne peut pas l'aider à chaque fois.
Il convient de ne pas agiter le bocal du poisson (ne pas effrayer le fish) mais aussi de se méfier de ce type de joueurs, qui, s'ils ne peuvent évidemment pas gagner un tournoi, peuvent sortir de meilleurs joueurs sur un badbeat.

SIT-AND-GO (SNG)

Forme de tournoi, le sit-and-go se caractérise par le fait que le nombre de participants est limité et défini à l'avance. Ici, les jetons ne représentent pas des espèces sonnantes et trébuchantes, mais des points.

Les meilleurs joueurs -ceux qui parviennent à conserver le plus longtemps leurs jetons- se partagent le prize-pool, la dote, en fonction du classement final, selon une répartition définie à l'avance.

TOURNOI

Le poker de tournoi s'oppose au jeu dit de cash-game. Chaque jeton est investi d'une valeur qui ne représente pas une valeur monétaire, mais des points. La partie se déroule au fur et à mesure de l'élimination des joueurs qui perdent tous leurs jetons.
Un tournoi se termine lorsqu'un joueur, victorieux, parvient à capter la totalité des jetons mis en jeu au départ.

CASH GAME

Partie lors de laquelle chaque jeton est investi d'une valeur monétaire en soi. Le cash-game s'oppose au poker de tournoi ou de sit-and-go, où les jetons ne sont que des valeurs, des points.
Lors d'un cash-game, le joueur peut quitter la table à tout moment (ou presque), selon qu'il considère avoir suffisamment perdu ou gagné à son goût.
Essence du poker, le cash-game est considéré comme l'étape d'apprentissage nécessaire, où les notions de cote prennent tout leur sens.


Mieux jouer : Michel Abécassis, le "prof" du team Winamax, explique les subtilités du cash-game en VIDEO